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Tallou Barry : « notre vision en 2050 est que la Guinée soit parmi les 20 pays les plus industrialisés du monde »

27 août 2022

A l’occasion d’une conférence de presse tenue ce samedi 27 août, le président du mouvement la Guinée Visionnaire « GV » s’est exprimé sur l’industrialisation de la Guinée : processus et impact sur le pays.
Tallou Barry estime qu’au-delà du débat classique, c’est-à-dire du débat électoral, il est nécessaire de parler de la création d’emplois, de richesses pour le pays, de création de revenus pour les citoyens entre autres d’où le thème : « Industrialisation de la Guinée, processus et impacts économiques sur la vie des citoyens guinéens »

Sur le processus d’industrialisation de la Guinée, quatre (04) étapes sont nécessaires, selon Tallou Barry : l’implantation d’infrastructures énergétiques et de transports, la création d’unités industrielles, la création de banques d’investissement, le recrutement et la qualification du personnel.

Tallou Barry, président du mouvement Guinée Visionnaire (GV)

« Nous, Guinée Visionnaire, on prévoit que la Guinée puisse construire au minimum deux centrales nucléaires. Une en Basse Côte parce qu’il y a la bauxite à Boké jusqu’à Tougué. Et une Guinée forestière entre Beyla et N’Zérékoré pour transformer le minerais de fer en acier. Et puis, continuer la construction des barrages hydroélectriques, construire une centrale solaire en Haute Guinée. Les infrastructures de transports : les autoroutes, les chemins de fer, les voies maritimes et aériennes. On prévoit 3 300 kilomètres d’autoroutes en Guinée. Avec 3 000 kilomètres d’autoroutes, on peut joindre toutes les grandes villes. Pour un début, on a prévu juste 1 500 kilomètres de chemins de fer : Conakry-N’Zérékoré ; Conakry-Kankan ; Conakry-Labé ; pour transporter des personnes et des marchandises.
Pour les unités industrielles, il faut exploiter, transformer les mines en métaux. Et puis, le minerais de fer, le transformer en acier. Construire des unités industrielles métallurgique et sidérurgiques. Il y a beaucoup de jeunes qui ont de bons projets mais n’ont pas de moyens. C’est à l’État de les aider. D’abord, qu’il y ait une banque guinéenne, que les gens soient bancarisés, que chacun ait un compte pour pouvoir emprunter mais que l’État se porte garant pour les prêts bancaires. L’État va accompagner les jeunes dans l’élaboration et la mise en place des projets. Et le recrutement et la formation du personnel
», a expliqué Tallou Barry.

Quant aux impacts de l’industrialisation sur la vie des citoyens guinéens, Tallou Barry, souligne : « D’abord, ça crée de l’emploi. Si on a des unités industrielles dans les domaines agroalimentaire, minier, métallurgique, sidérurgique et textile, forcement on crée de l’emploi. S’il y a création d’emplois, forcément, il y a création de revenus pour les citoyens. Ce sont les industries qui créent de l’emploi. Et en ce moment là, l’État peut créer une cotisation salariale qu’il va utiliser pour continuer de développer le pays, à rembourser des dettes, construire des écoles, des logements sociaux. Comme impact il y a aussi la réduction considérable des coûts des denrées de première nécessité », a-t-il souligné.

Tallou Barry, président de Guinée Visionnaire et par ailleurs chargé de contrôle et qualité dans une usine de fabrication de pièces aéronautiques en France admet que l’ambition de son parti qui tarde à avoir son agrément est que la Guinée soit parmi les 20 pays les plus industrialisés du monde, à l’horizon 2050.
« Nous (Guinée Visionnaire), notre vision en 2050, est que la Guinée soit comptée parmi les 20 pays les plus industrialisés du monde. C’est pas utopique, c’est possible et faisable », a conclu Tallou Barry.

Sadjo Bah
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Last modified: 27 août 2022

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